Konkubinat und Steuern – Faktisch vereint, steuerlich getrennt?

Konkubinat und Steuern – Faktisch vereint, steuerlich getrennt?

Nicolas Grieder

Prof. Dr. Peter Hongler, Prof. Dr., dipl. Steuerexperte

Prof. Dr. Tabea Lorenz, Prof. Dr. iur., Rechtsanwältin, dipl. Steuerexpertin, M.A. HSG in Law and Economics,


Zusammenfassung d/f

Das Konkubinat ist als Lebensform gesellschaftlich breit etabliert, rechtlich jedoch nur fragmentarisch geregelt. Zivilrechtlich wird es in der h. L. als Innominatvertrag qualifiziert, wobei bei enger wirtschaftlicher Verflechtung insb. die Regeln der einfachen Gesellschaft nach Art. 530 ff. OR zur Anwendung gelangen können. Steuerlich hingegen werden Konkubinatspartner unabhängig voneinander behandelt. Eine Zurechnung von Einkommen, Abzügen oder Vermögen zwischen den Partnern ist grundsätzlich ausgeschlossen, selbst bei gemeinsamer Lebensführung oder gemeinschaftlich genutzten Vermögenswerten. Dies führt in der Praxis regelmässig zu komplexen Abgrenzungs- und Zurechnungsfragen. Der vorliegende Beitrag analysiert systematisch die steuerliche Behandlung von Konkubinatsverhältnissen. Im Mittelpunkt steht die Frage, unter welchen Voraussetzungen eine einfache Gesellschaft mit steuerlichen Folgen vorliegt und wie sich dies auf die Einkommens- und Vermögensbesteuerung auswirkt. Anhand praxisnaher Fallkonstellationen wird aufgezeigt, wo die geltende Gesetzeslage zu stossenden Ergebnissen führt und welche steuertechnischen sowie rechtspolitischen Überlegungen sich daraus ergeben. Die Analyse erfolgt auch im Lichte der aktuellen Diskussion um die mögliche Einführung der Individualbesteuerung: Zentrale Herausforderungen, die sich heute bei Konkubinatspaaren stellen, könnten künftig auch für Ehepaare relevant werden – falls es tatsächlich zu einer getrennten Veranlagung im Rahmen der Individualbesteuerung kommt.

Le concubinage est une forme de vie largement répandue dans la société, mais sa réglementation juridique reste fragmentaire. En droit civil, la doctrine majoritaire le qualifie de contrat innommé, tout en précisant que, en cas d’imbrication économique étroite, les règles de la société simple au sens des art. 530 ss CO peuvent trouver application. Sur le plan fiscal, en revanche, les partenaires en concubinage sont traités de manière indépendante. L’imputation de revenus, de déductions ou de fortune entre les partenaires est en principe exclue, même en cas de vie commune ou d’utilisation collective de biens. Dans la pratique, cela entraîne régulièrement des questions complexes de délimitation et d’imputation. La présente contribution analyse de manière systématique le traitement fiscal des relations de concubinage. Elle s’attache principalement à déterminer dans quelles conditions une société simple produisant des effets fiscaux peut être considérée comme existante et quelles sont les conséquences sur l’imposition du revenu et de la fortune. À partir de cas pratiques, elle met en lumière les situations où la législation actuelle conduit à des résultats contestables et en dégage des réflexions de nature fiscale et de politique législative. L’analyse s’inscrit également dans le contexte du débat actuel sur l’introduction éventuelle de l’imposition individuelle: les défis rencontrés aujourd’hui par les couples en concubinage pourraient à l’avenir concerner aussi les couples mariés, dans l’hypothèse d’une imposition séparée dans le cadre de l’imposition individuelle.